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 The Crow : Le Veilleur Eternel

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RaZoR
Duvet Soyeux
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MessageSujet: The Crow : Le Veilleur Eternel   Dim 7 Oct - 19:45

Bon bah voilà, le texte que je m'escrime à finir..;

The Crow : Le Veilleur Eternel

Lorsqu'il arriva à l'auberge de Kaddath, cette nuit-là, ses pieds saignaient.
Il y avait eu la neige de l'hiver et les roches des montagnes, les épines des sapins et les orties traîtresses cachées sous le tapis de feuille des forêts. Et bien d'autre chose qu'il avait fini par oublier, il en était certain.
Néanmoins, il ne fit pas un pas de plus vers l'imposante masure. Humant l'air nocturne, il se contenta d'observer son sang imbibant la neige et les étoiles là-haut dans le ciel et les tentes tout autour de l'auberge comme des lucioles perdues dans la nuit. De certaines provenaient des ronflements, d'autres des gémissements compagnons d'agonie, de gangrène et puis il y avait celles qui pleuraient, des pleurs dont il préférait ne pas connaître la provenance.
Kaddath avait été prise...
C'est avec cette pensée qu'il pénétra dans l'auberge.
La chaleur envahit ses doigts de pied et remonta jusque dans ses jambes à une vitesse fulgurante tandis qu'il refermait la porte. Puis il leva les yeux et les vit. Dans leurs armures trop rouillées, avec leurs faciès balâfrés et leurs yeux vides de toute conscience, de toute âme...
-Bienvenue en enfer, mon mignon, susurra une voix aïgue à sa droite.
-L'enfer me semble n'avoir rien à voir avec ce lieu, répondit-il sans même daigner regarder son interlocuteur.
Un mouvement sur sa droite.
-Mais si tu le désires, je peux t'y envoyer, conclut le nouveau venu.
Le contact froid de la lame posée sur sa gorge effaça instantanément le sourire du pillard et celui-ci tenant toujours sa dague ne sût que faire.
-Laëdan, arrêtes ! hurla quelqu'un dans le fond et de la pièce.
Et cet homme se leva, il devait faire dans les deux mètres, la barbe drue, le regard noir. Un guerrier, un vrai, non pas l'une de ces sombres créatures qui avaient gangrenés l'auberge et ses alentours. Il tenait son casque sous son bras en approchant, un casque si vieux qu'il semblait avoir contemplé la révolte luciferienne elle-même.
-Excusez mes... hommes si tant est que le mot puisse convenir, lança le guerrier. Ils sont bien trop dévoué à leur tâches. Mon nom est Setanta, puisse mon fils ne jamais l'oublier...
Sans relâcher une seconde sa lame de la gorge de la brute, l'étranger contempla la main que lui tendait Setanta. Il hésita... puis d'un gest vif fit passer son épée de la main droite à la gauche.
-Et le mien est Arakan, puisse mon village ne jamais l'oublier, dit-il en empoignant la main tendue.
D'un bref coup d'oeil, celui-ci jugea l'homme à sa droite, le prétendu Laëdan. Un faible, trop maigre pour le combat et possédant des réflexes aussi affûtée qu'une lâme émoussée, il avait les cheveux blond broussailleux et un regard émeraude qui tentait en vain de le foudroyer mais Arakan avait vu trop de guerre et de sang pour ne pas avoir appris à se méfier des faibles...
-Si je le relâche qui me dit qu'il ne me tuera pas?
-Celui qui rendit le fils de Poséidon lui-même, aveugle, répondit le chien de guerre en souriant.
Alors sans hésiter Arakan fit glisser sa lame.
Les genoux de Laëdan heurtèrent tout d'abord le sol, puis il tenta vainement de contenir le sang qui s'échappait de sa gorge avec ses mains. Setanta s'agenouilla devant lui.
-Ne lutte pas Laëdan, plus grande est l'envie de vivre, plus dure est la chute aux Enfers.
-C'est ainsi que meurent les faibles, murmura l'étranger, par... stupidité.
Il y eût des bruits, des épées que l'on tire de leur fourreau et l'auberge disparut laissant place à une forêt de lames. Arakan se mit en position...
-Rangez vos armes! RANGEZ VOS ARMES!!! cria le chef de meute.
Aussi vite qu'elles étaient apparues, les lames disparurent, dans une cacophonie absurde de jurons et de crissement de métal. Arakan rengaina lui aussi.
-Merci, se contenta-t-il de lancer à Setanta en avançant vers le comptoir.
Et celui-ci regagna sa place comme s'il ne s'était rien passé.
L'aubergiste tremblait cette nuit-là, comme une vieille branche que le vent s'amuse à malmener.
-Que... que voulez-vous? bredouilla-t-il.
-De l'hydromel et une paire de chaussure neuve si tu as, mon ami.
L'aubergiste écarquilla les yeux et Arakan baissa les siens vers ses pieds, ses pieds qui saignaient sur le bois...
-Une paire de chaussure?
-Il faut bien, dit Arakan en souriant, puisque les rapaces ont déjà saisi les biens des défunts.
Et c'était vrai, derrière lui, certains hommes du chien de guerre s'affairaient déjà à perturber le repos de leur ancien compagnon d'armes, comme si de rien n'était.
Vautours...
-Asseyez-vous, je vous amènerais tout ça à votre table.
Et il disparut, cet aubergiste anonyme, dans les entrailles de sa maison.
Arakan traversa la salle avec cet air serein de l'homme qui se seait en sécurité, et en sécurité il était. Le meurtre dont il s'était rendu coupable quelques minutes auparavant avait forcé bon nombre de soldats à réfréner leur pulsions...
Des pillards et encore et encore. Voilà ce qu'offrait le paysage de la taverne, en ce triste monde ne restait-il plus que cela? Des charognards? Non , il y avait aussi le bois des murs et le choppes de bières et cette tâche grise perdu dans ce décorum metallique.
Arakan s'installa face au vieillard qui tentait vainement de se dissimuler dans la foule.
-Que fais-tu là, vieil homme?
Le vieux leva la tête de sa bière, semblant ne pas avoir compris la demande mais, avant même qu'Arakan n'ait entamé une nouvelle phrase, celui-ci répondit:
-Je fais ce que font les hommes dans les tavernes, il leva sa chope, je bois!
Des acclamations suivies de pintes de bières jetées en l'air survinrent de la table d'à côté.
-Tu ne fais pas partie de cette troupe, affirma Arakan.
-Ô, comment as-tu deviné, ironisa le vieillard? Mais avant que nous pâlabrions, permets-moi de me présenter, Azel. Excuse-moi de ne pas te serrer la main...
De son ample manteau gris, le vieillard sortit un moignon mal cicatrisé.
-Puisque pour ceci il eut fallu que j'en possède une...
Et il éclata de rire.
Tout seul...
-Je me prénomme, commença Arakan...
-Arakan, je sais, le bruit porte loin lorsque le silence se fait, dit le vieux le regard emplit de malice. Néanmoins ce qui m'interesse n'est pas tant ton nom que le motif de ta venue. Tu n'as l'air ni d'un voyageur, ni d'un saltimbanque alors que fais-tu ici, petit?
Arakan sourit.
-J'erres, répondit-il simplement. Et puis l'endroit semblait sympathique.
Le vieillard se mit à ricaner...
-Oui, bien sûr, le promeneur solitaire adore les villages assiégés et puis la vue de toute ses tentes dans la nuit a dû te paraître grandiose, n'est-ce pas?
-Ca, oui et le fait que je nécessitais de nouvelles chaussures.
L'étranger étala ses pieds couvert de sang sur la table.
-Ah, oui...
Il y eût un cri qui déchirant au sein la taverne et quelque part dans ses entrailles, l'aubergiste qui cherchait des chaussures frissona.
Azel et Arakan se retournèrent comme un seul homme. A trois tables d'eux, un soldat tenait sa main qui était plantée dans le bois par un couteau. Son sang s'étalait sur la table. Il pleurait.
-TRICHEUR, cria l'un des hommes qui jouait avec lui.
Un murmure d'approbation parcourut la table mais Arakan n'eût pas besoin d'en voir plus, il avait eût l'occasion d'observer cette scène des dizaines et des dizaines de fois. Pourtant le vieillard lui restait obnunilé comme poussé par quelque plaisir malsain.
Il vit les hommes s'abattre sur le tricheur telle la peste ayant pris forme humaine. Il y eut des coups et le visage de la victime se transforma, passant du rose au rouge, du rouge au bleu. Au fur et à mesure de la râclée, l'on commençait à entendre des craquements d'os.
Et Arakan ne regardait pas, comme une homme hors de ce monde si avide de cruauté, hors du temps.
Un craquement, celui-ci plus fort que tout les autres et tout s'arrêta, le temps reprit son cours normal, les soldats leur occupation. C'est à ce moment-là que l'aubergiste réapparut, chope dans une main, chaussures dans l'autre. Il apporta tout à la hâte, bousculant au passage quelque soldat qui le lui rendirent bien et arriva enfin.
-Tenez, dit-il en déposant tout devant Arakan. Ca fera vingt pièces...
Celui-ci sortit les pièces et les plaqua sur la table avec force. L'aubergiste s'en empara rapidement mais pas passez, la main d'Arakan coinça la sienne.
-Tu pues la peur, lui murmura-t-il à l'oreille. Calme-toi, qu'est-ce que ces hommes pourraient bien te faire de pire que ce que tu subis aujourd'hui?
Puis il relâcha la pression et l'aubergiste s'enfuit comme un rat retourne à son trou.
-Les vrais guerriers se font rares en ces lieux, sussura-t-il plus pour lui-même que pour le vieux.
-Tu parles trop vite, mon jeune ami, répondit néanmoins celui-ci. Il est un guerrier dans ces montagnes.
-Un mercenaire?
-Mieux... Une âme en peine...
Arakan sembla réfléchir un instant et la bouche du vieillard se fendit d'un sourire.
-Il est dit dans les textes des anciens que le corbeau est âpte à ramener les morts de l'Autre Monde. Il serait une sorte de messager, l'Hermès des Enfers, si tu préfères...
-Je ne crois pas aux légendes païennes, vieil homme.
-Tu devrais pourtant...

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MessageSujet: Re: The Crow : Le Veilleur Eternel   Mer 17 Oct - 23:12

***
Il pleuvait sur Kaddath, depuis trois jours maintenant.
Dans son impassibilité minérale, la montagne ne semblait pourant pas prête à stopper ses assaults nuageux sur le petit village. Dans les maisons, réunies auprès du foyer, les familles parlaient et, de toutes les discussions l'on aurait pu déceler la même inquiétude, à ce rythme là, les récoltes allaient pourrir.
Même chez Sven, le forgeron, l'inquiétude avait pris le pas. Sven était pourtant l'homme le plus calme du village, le plus serein, il avait assisté à de nombreuses batailles et un bruit courait selon lequel il aurait même été croisé...
-Ca ne peut plus continuer comme ça, dit-il à sa femme.
Kalyl était son prénom mais tout le monde à Kaddath la reconnaissait comme "La femme de Sven". Il en était ainsi pour toutes les femmes. Pourtant, au fond de leur coeur, beaucoup d'hommes auraient aimer l'appeller de quelque autre manière, que ce fût par son nom à elle ou par leur noms à eux. Avec ces yeux verts émeraudes tâchetés de marrons et ces cheveux blonds fins, La femme de Sven était sans doute la plus belle que Kaddath ait jamais gardé entre ses portes, comme un bijoux magnifique laissé sans protection. Quoiqu'il y avait Sven et personne ne se serait mis en travers de son chemin, ce qui en avat déjà dissuadé plus d'un.
Elle leva les yeux du chandail qu'elle tissait elle-même.
-Et que veux-tu faire? Tu as beau être l'homme le plus fort de ce village que peux-tu faire face à une montagne? Elle lui sourit tristement.
-Je ne sais pas! cria-t-il en se levant. Retenir les nuages, tout tant que... tant que toi et les enfants puisssiez survivre...
Et Sven le colosse s'effondra devant la frêle Kalyl sans qu'il n'y eût aucun jet de pierre. Il avait ce regard noir, ce regard des mauvais jours. Depuis bien longtemps, elle avait compris que lorsque cet ombre passait dans les yeux de son mari, il ne restait plus rien à faire...
A chaque tentative d'invasion, cette teinte noir revenait dans son regard et Sven quittait le village, une hache à la main, une épée dans l'autre. L'echo des combats résonnait alors fort dans la vallée et tous les hommes pouvait entendre penser leur femme
Lâches.
Lâches!
Puis le forgeron revenait, couvert de sang, que ce fût le sien ou celui d'un autre ne faisait que peu de différence. Sven gagnait toujours et personne n'aurait douter de l'issue des combats. Au départ, ils avaient vainement tenté de le remercier avec des cérémonies, des banquets mais à chaque fois Sven avait décliné, il préférait rester chez lui à forger, près de sa femme, de ses enfants...
-Si tu t'inquiète autant pour eux, évite de parler si fort, tu vas...
Craquement sec.
-Maman? Qu'est-ce qui se passe?
Et Kalyl sourit, Sven aussi d'ailleurs.
-Rien, repars te coucher, Itis, il n'y a rien pour les enfants ici, dit-elle gentiment
Le dénommé Itis rougit en baissant la tête.
-Je peux venir près du foyer? lança-t-il néanmoins.
Kalyl regarda son mari et ils acquiescèrent, en même temps, comme un seul homme. Il finirait bien par s'endormir que ce fût ici ou dans sa chambre. Alors ils pâlabrèrent, Sven comptant à son enfant l'épopée d'Aengus, le chasseur d'ours et à la fin de l'histoire, Itis dormait...
Le forgeron se releva, attrapant au passage le corps endormi de son fils et regarda sa femme.
-Il faut faire quelque chose, les belles histoires endorment peut-être nos esprits le temps d'une nuit mais la vérité, elle, n'attend que notre réveil...
Lorsqu'il entra dans la chambre des enfants, Sven ne put s'empêcher de sourir à la vue du cadet Ethan qui dormait paisiblement,. Il se devait de faire quelque chose, se dit-il en déposant Itis aux côtés de son frère. Karaan, quant à lui avait encore disparu, dans la nuit, dans la pluie, avec une fille... Et lorsqu'il ressortit de la chambre, Sven souriait encore.
-Que comptes-tu faire? lui demanda Kalyl.
Le forgeron ne répondit pas de suite.
-Je ne sais pas encore... Mais la nuit porte conseille.
Il embrassa alors sa femme et partit se coucher.
Quand elle le rejoignit, quelques minutes plus tard, ils firent l'amour comme si leur vie en dépendait et Sven vit que cela était bon, meilleur que toutes les autres fois réunies, même si il y avait ce gout amer dans sa bouche...
Il était tard dans la nuit lorsqu'il se réveilla. Lentement il se releva, se saisit de sa hache et de son épée et revint auprès de sa femme.
-S'il faut stopper la pluie, alors je me ferais Eole... pour toi, lui murmura-t-il à l'oreille.
Et Sven partit dans la nuit, dans la pluie, tout seul...

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MessageSujet: Re: The Crow : Le Veilleur Eternel   Lun 5 Nov - 18:52

***

-Depuis ce jour, les récoltes n'ont jamais plus pourries et aucune armée n'a jamais plus envahie Kaddath la Belle, dit le vieillard en souriant.
-Jusqu'à aujourd'hui, le coupa Arakan...
Le sourire disparut...
-Il viendra, j'en suis sûr, balbutia le vieux.
-Oui, comme le messie, la fin du monde et Saint Nicolas. Mais là n'est pas la queston. D'où tiens-tu cette histoire? Tu ne me sembles pas l'avoir vécue puisque tu ne fais partie ni des fils de Sven et à ce que mes yeux voient de toi, tu ne sembles pas être une femme.
-Ah! Ca, non! cria quelqu'un dans son dos.
-Parce que cette histoire est connue dans tout le village, répondit quelqu'un à sa droite.
Arakan se retourna et contempla l'aubergiste qui semblait avoir retrouvé quelque fragment de son ego dans les tréfonds de sa cuisine.
-Sven est un peu le saint protecteur de Kaddath si tu préfères. Il le fût de son vivant et même maintenant qu'il se devrait d'être parti dans l'autre monde, le village semble encore sous sa protection.
-Jusqu'à...
-Jusqu'à aujourd'hui, je sais, répéta l'aubergiste presque blasé. Mais qu'importe! Mon nom est Judas, fils d'Ethan, petit-fils de Sven.
Arakan sembla intrigué.
-Néanmoins, Azel, tu omets beaucoup de chose dans ton histoire. En effet, si le Corbeau a le pouvoir de ramener l'âme des morts parmi les vivants, ce n'est que lorsque l'âme elle-même a subi une mort injuste. Alors pourquoi cet oiseau de malheur aurait-il ramener Sven du Valhalla?
Les yeux du viellard s'écarquillèrent et de par delà les vapeurs d'alcool embuant son esprit, il parvint à articuler:
-Je ne sais pas, je n'ai jamais su mais les légendes se doivent d'être vérité sinon à quoi nous servirait leur connaissance?
-A apprendre, murmura Arakan...
Les deux autochtones le regardèrent, sans mot dire.
-Cet homme, ce Sven, a sans doute donné sa vie pour ce village et vous vous êtes permis de ne rien retenir!!! s'emporta-t-il. Vous vous contentez d'abaisser la tête encore une fois; aucun d'entre vous ne tente de prendre les armes et vous voilà réunis ici à pleurer sur vos sorts!!! Vous ne valez rien, toi, toi qui te souviens du nom de ton père et de ton grand-père avant lui, n'as -tu rien retenu de la valeur de ton lignage?
L'aubergiste baissa les yeux comme un chien tend son ventre, avec acceptation...
-C'est toujours la même complainte encore et encore, vous ne valez rien. Aucun homme digne de ce nom ne tolérerait d'entendre sa femme pleurer dans les bras d'un enemi, au pied même de sa demeure, sussurra-t-il avec haine.
Une larme éclata mollement sur sa table, elle provenait des yeux de Judas.
-Je ne suis pas Sven, murmura celui-ci. Je ne suis ni un guerrier, ni un noble. A quoi m'amènerait une quelconque rébellion sinon à rencontrer Saint Pierre avant l'heure?
-Peu importe la mort, elle n'est qu'une fin naturelle à notre cycle de vie et si elle s'en vient à ton encontre, tu te dois de l'accepter comme tu acceptes la maladie ou la faim. Dis-moi, ne vaut-il mieux pas une mort honorable à une vie peuplée de remords? Mais pour toi il est déjà trop...
-PARCE QUE JE NE VEUX PAS REVENIR!!! hurla Judas, des larmes plein les yeux.
Le silence emplit la taverne comme un nouvel assaut et tous les regards des envahisseurs se tournèrent vers leur table.
-Que veux-tu dire par là? demanda l'étranger.
-La légende du Corbeau est vraie, mon père lui-même a pu en contempler les fruits, dit Judas pleurant toujours. Et si je me dois de refermer les yeux sur ce monde, je veux ne plus jamais le revoir.
Azel, qui s'était assoupi, releva enfin la tête.
Et Judas raconta...

***
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