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 Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)

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Amnesy
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MessageSujet: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Dim 9 Sep - 17:02

~ Oubli? ~



Je suis toujours là à chercher mes clés. Mais où peuvent-elles bien être? Je ne fais toujours que ça. Je perds tout. Je suis comme ça, je n'y peux rien. Où cela me mène? Dans mon appartement, et je ne le quitte que rarement.

Je suis devenu associal en très peu de temps. Ca va vite, ces choses-là. J'aurais pourtant bien aimé parcourir le monde à la recherche de nouveaux horizons, de nouvelles cultures et personnes.
Ainsi va la vie. Tant pis.


Aujourd'hui, il fait très beau. Un ciel bien dégagé, à peine quelques nuages floconeux. Ca va être une belle journée. Je me demande ce que je vais bien pouvoir faire.
Mon téléphone est sur la table basse depuis hier soir. Je brûle de composer son numéro. Mais je n'ose pas. Je suis comme ça, je n'ose pas agir. Et le temps file devant moi, sans que je ne le remarque.
Mais aujourd'hui, j'aimerais vraiment faire quelque chose, et si possible, quelque chose de bien.
Je vais lui téléphoner. J'en suis presque sûr.
A celui avec qui j'ai partagé ma vie depuis tant de temps.

Arthur... où es-tu aujourd'hui?
Que fais-tu?
Qu'es-tu devenu?


J'espère qu'il me répondra. Je l'espère vraiment. Et je souhaite aussi ne pas raccrocher tout de suite, en entendant sa voix.




Ca sonne...







Dernière édition par Amnesy le Ven 6 Juin - 16:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Dim 30 Sep - 22:23

Je décide brusquement de continuer à chercher mes clés.
La sonnerie, glas funèbre aux accents atones, retenti toujours contre mon oreille.
Mon coeur semble suivre le rythme, dix batements entre chaques sonneries. Parfois, le rythme s'accelère pour décroître brusquement. Et vice versa.
Et où peuvent bien être ces clés ?
D'un oeuil vide, le regard absent, je scrute le désordre ambiant de la pièce. Qui pourait y retrouver quoi ce fut ?
DECROCHE ! Hrule mon esprit au combiné
Le désespoir et la peur se mêlent en moi à mesure que les sonneries passent. Passent. Je tremble. Monr egard fou scrute lea pièce de tout côté, je n'ai plus la force de bouger. De marcher. D'avancer vers un ailleur. Ma vieille compagne la Peur semble avoir décidé de me rendre visite uen nouvelle fois. Mon doigt, lentement, inexorablement, oscillant au grés de la terreur qui me ronge le ventre, glisse vers la touche rouge.

-Allô ?

Tétanisée. Je ne suis plus qu'une improbable tension.
Ce n'est pas sa voix. Ce n'est pas sa voix.
C'est une voix douce et claire, quoique posée. Une voix de femme. Une autre voix que la sienne. je repsire plus fort, je crispe ma main sur le combiné.

-A...
Je racroche brusquement. Encore un echec devant la peur. Encore une pierre à ma muraille.

Les clés sont temporairement sortie de mon esprit. Je ferme les yeux, lentement, et tente d'écouter mon coeur se calmer peu à peu, pour retomber dans le glacial cycle blasé.
Pourquoi ? Pouruqoi encore une fois ?
Que ne puis je juste m'allonger, fermer els yeux, et oublier.
Sans la voir, je regarde la tache de lumière, au sol, briller, s'épancher, puis, disparaître au grés des nuages.
Au loin, ils sont plombés, sombres, mais ils mettront du temps à arriver jusqu'ici. C'est dans cette direction qu'il vit, sous les nuages noirs.
Pourquoi ? Pourquoi encore une fois ?

Mon regard glisse alors vers une pile de papiuer entassés. De vieux souvenris, sec et arrides. Un petit bout de metal luit en dessous, au rythme du soleil, haut dans le ciel.
C'était donc là qu'elles étaient...
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Aklina
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Dim 21 Oct - 0:30

Fourrant les clés dans mon jean, je me dirige vers les profondeurs de l’immeuble. Un peu perdu dans mes interrogations je me trompe de vélo, je me disais bien que ma voisine possédait le même… retour dans le fond du garage enfourcher le bon.
Ici, je me sens protégé, un immeuble de huit étages au-dessus de moi. Mais je sais qu’il va falloir que je passe la porte, sortir, et là plus rien ne pourra se mettre entre nous. Mon portable est dans la poche intérieur de ma veste, contre mon cœur qui bat à tout rompre. La porte se rapproche.

Puis s’éloigne. Deux, trois puis quatre mètres hors du souterrain, à ciel ouvert. Rien ne se passe, mon cœur est sur le point d’exploser, il me suffirait de l’éteindre maintenant, mais il ne pourrait alors pas me joindre.
J’étais si près du but si près de lui parler… mes oreilles et mes joues me brûlent.

Et s’il sonnait maintenant? Est-ce que je m’arrêterais pour répondre? Et si, tout à l’heure, la voix à l’autre bout du fil avait été la sienne? Et si j’avais pu prononcer son prénom, ne serait-ce que son prénom, j’aurais peut-être eu la chance qu’il me rappelle, idée terrifiante, qu’il rappelle… et si elle rappelait? Elle? Saurais-je lui dire ce que je veux, et qu’est-ce que je veux?

Pendant un instant, trop long, la route m’est sortie de l’esprit, et du champ de vision. Réveil douloureux, ceux à l’hôpital le sont toujours un peu… . La porte s’ouvre, une femme que je ne connais pas s’approche, ses yeux noirs ne me reconnaissent pas non plus. Qui êtes-vous? …? Aucun son ne sort, pas l’ombre d’une syllabe… .

Alors s’ensuit l’explication. Elle est le dernier numéro que j’ai appelé…Arthur…l’hôpital en a conclu qu’elle me connaissait, et l’a contacté.
Je suis donc en présence de mon seul lien avec lui et je ne peux émettre le moindre son… .

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RaZoR
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Dim 28 Oct - 14:42

Il y a cette odeur de désinfectant dans l'air et le vombrissement de la clim.
A part ça, rien, rien que cette femme qui me regarde, sans vraiment comprendre.
- Vous allez bien ? demande-t-elle en s'asseyant à mes côtés.
Elle m'effleure la main.
Je tressaille.
Le pire dans tout ça, c'est qu'elle a vaiment l'air inquiète.
Elle se met à palabrer dans son coin, elle me parle d'Arthur, de ce soir de septembre. Et je n'ai toujours pas ouvert la bouche. Accroché à mon doigt, il y a ce truc, pour vérifier mon rythme cardiaque, je joue avec, c'est tout. Rien que le blanc des murs et ses pas qui résonnent sur le parquet. Et ses paroles... ses paroles...
- Pourquoi vous me racontez tout ça ? je demande.
Grossière erreur, c'est la douleur dans ma mâchoire qui me répond. Elle me scande la mélopée des os cassés. La femme, dans ses habits trop propres, me regarde enfin.
- Parce qu'Arthur est mort...
Elle dit ça, sans peine, sans regret, comme on lance un bout de viande à un chien, comme on met un coup de poing. Je ne dis rien, vous savez, mais c'est pas à cause de ma mâchoire. Je réfléchis, je pense à son mensonge et j'hausse un sourcil :
- Comment ?
Ma question ne la prend pas au dépourvu, elle enchaîne:
- Il y a trois mois, un... accident. Arthur, il n'a jamais eu de chance avec les voitures...
Elle sourit en disant ça mais il y a cette larme qui coule sur sa joue. Je la croirais presque.
- Au fait, je m'appele Hélène, dit elle en me tendant la main.
Sur le coup, je pense aux représentants en aspirateur à domicile, le genre de personne qui vous ferait presque croire que son aspirateur est nécessaire.
- William, je réponds.
Mais je ne tend pas la main, il y à quelque chose dans ses manières, dans son sourire.
J'ai peur, vous savez?
Calmement, demande :
- Je suis où ?
- A l'hopital, voyons...
Ma respiration s'accélère :
- Alors pourquoi aucun médecin n'est venu consulter mon état de santé ?
- Sûrement un oubli...
Elle répond ça si facilement, si tranquilement comme si tout était normal. Alors que je suis seul dans cette chambre, il n'y pas d'autre patient, pas d'autre lit, rien que moi, elle et les bip des machines.
- Vous savez les hopitaux de nos jours, elle continue. Ce n'est plus ce que c'était.
- Personne en vient me voir mais il vous admette en tant que visiteuse ?
Elle ne sait pas quoi dire, et je me lève, même si ça fait mal.
Et j'avance vers la porte.
Ma mâchoire me fait mal, je l'ai dit ça? Mal à en pleurer et le pire c'est que j'ai peur, parce que tout semble vraiment trop bizarre aujourd'hui.
J'attrape la poignée, elle est froide.
Et vous savez quoi?
Elle ne bouge pas...
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Jeu 8 Nov - 20:53

C'est un problème, mais certainement pas le plus urgent.
Des brumes de mon esprit, je tente d'extraire une idée. Peine perdue.
Mon coeur aurait dû battre la chamade. J'avais surement été drogué. On ne peut qu'être drogué quant on accepte sereinement d'être cloitré dans ce qui ressemble plus à une prison qu'à un hôpital.
Tout est opressant ici. les murs peints en blanc, d'un neutres agressifs, semblent réfléchir à l'infini la lumière diffuse des lampes hallogènes. Mon dieu, quelle douleur ! Tout prend des proportions effrayantes.
Ma geôlière me comtemple d'un petit air supérieur, mais dans son regard brille le feu de la haine.
Je suis à leur merci. Que ce passe t'il ici ? Je susi de moins en moins serein
Sur la table de chevet, des flacons me jaugent sévèrement, semblant me mettre au défi de me passer d'eux.
Je tangue prés de la porte, incertain. L'étrange femme n'a toujours pas bougé, je peine à garder mes yeux ouverts, et je sens en moi l'afflut de sang provoqué par la dilatation des vaisseaux sanguins. Tout devient chaud. La peur prend progressivement le pas sur la drogue.
Arthur...poruquoi m'as tu laissé ?
La douleur se fait de plus en plus forte. Je tremble. Le moindre mouvement fait pleuvoir la foudre derrière mes yeux rougis
Arthur, je sais que tu n'es pas mort, où es tu ?
Mes jambes sont agités de spasmes de plus en plus violents, et une envie de vomir me submerge à chaque nouvelle lame de peur.
Arthur...
J'ai envie de hurler, tout devient feu autour de moi tandis que la femem m'injecte un produit dans le bras à l'aide d'une immonde seringue.
Arhur...
Tout brûle, je suis en flamme, mon âme s'embrase de haine, suis je donc devenu fou ?
Un cris tente de s'échapper de ma groge, mais devancé par du sang. Mon sang !
Je tremble, tout devient flou et vague, mais la lutte cotnre le néant semble n'être qu'une chimère. Je tremble. Non, je me consumme ! Mo ndieu, quelle douleur...
Les pensées cohérnetes semblent 'mavoir abandonnés
Finalement je parviens à crier. Crier ma haine. Hurler ma douleur. Exsuder ce qui me reste d'amour
ARTHUR
Et tout devient noir...
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Aklina
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Jeu 22 Nov - 1:16

Je plane dans une semi brume, s'en est presque agréable, voluptueux. Au loin un cliqueti de verrou, je voulais sortir je crois mais je ne comprends plus pourquoi, je suis si bien ici avec cette odeur tellement ennivrante... . Mon carquant de coton me berce d'une douce charleur. Je perçois à peine l'extérieur. une main douce vient de se poser sur mon bras, Arthur? Non beaucoup trop doux. Une femme, je revois une femme plutôt jolie dans ma brume... .

J'ai le cerveau dans un nuage de torpeur, mes oreilles bouillonnent, une voix, une voix d'homme, un dialogue? Au moins je ne suis pas seul... .

Je ne comprends pas ce qu'ils disent, ils veulent se débarrasser de quelque chose, mais quoi? je ne peux pas entendre. La femme hausse le ton? Pourquoi sont-elles si loin, ces voix? La main douce est partie, elle laisse un froid hivernal, un vent glacial parcours ma tête.

Je crois qu'il cherche un endroit pour mettre...quoi?...le corps? Quel corps? Tout est cotonneux...Je crois bien qu'il parle du mien, ils n'ont qu'a le laisser là, il se sent bien mon corps ici... .

La main douce me reprend le bras, un liquide froid s'immisce dans mes veines. je sombre... .






Ma tête brûle, j'ai de vague souvenirs, des cris, un corps? mais je suis toujours là... ce n'était peut-être pas le mien? Arthur? Non il n'est pas mort, j'en suis sûr...Et ma tête qui brûle...je n'arrive pas à ouvrir les yeux, j'ai peur de ce que je vais découvrir... . Je ne suis plus dans mon lit, rien de moelleux sous mon dos.
Quelle idée d'avoir voulu recontacter Arthur, peut-être que lui aussi est enfermé quelque part...? Mais qui est cette femme...?




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Amnesy
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Jeu 22 Nov - 13:44

Mes pensées ne sont pas très sûres d'elles, elles essaient de s'exprimer, entières et limpides, mais c'est très difficile. Je n'arrive toujours pas à ouvrir les yeux, je ne me souviens de rien, à peine d'un bien-être qui m'interroge. Comment ai-je pu ressentir autant de plénitude? J'ai dû rêver...
J'aimerais me réveiller maintenant, car le contraste entre cette réminiscence d'extase et le malaise présent me fait froid dans le dos, et commence à laisser s'insinuer une angoisse glacée et sordide.


Enfin mes paupières se décellent, et un filet de lumière bleutée filtre par la mince ouverte. Elle n'est pas forte, cette lumière, pourtant je prends garde à l'aveuglement, j'ouvre précausionneusement mes yeux. Tout doucement, comme je porterai un nouveau né.
A peine mes yeux sont totalement ouverts qu'un mal de tête m'assaille. Pris par surprise, je n'ose essayer de me relever, et, par réflexe, je referme aussitôt les yeux. Mais le mal de crâne, lui, persiste.
Je rumine. Commence à m'énerver de cette situation. Mes membres sont lourds comme du plomb, ces céphalés me donnent la nausée, je voudrais me retrouver chez moi, devant ma télé -qu'il fait bon devant ma télé- avec un bon plateau-repas.
A peine ai-je songé à ce plateau que la nausée s'accentue, me donnant l'impression que mon estomac allait sortir par ma gorge.

Je me reprends, et rouvre les yeux. Il ne faut pas que je végète, il faut que je me sorte de ce mauvais pas. Avec une concentration infinie, je me préoccupe de mes membres. J'arrive à bouger les doigts et orteils, puis je retrouve peu à peu la mobilité perdue.
Lorsque je parviens à me mettre sur mon séant, j'ai l'impression qu'il s'est écoulé des heures, tellement la manoeuvre a été longue et barbante. Je suis tout déboussolé, je n'ai évidemment pas l'heure, et rien dans cet endroit me dit que je vais la trouver.
En effet, il y a fait très sombre. Seuls des filets bleus illuminent faiblement la pièce. Les murs sont décrépis, humides. De la moisissure coure partout. Je frissonne, et regarde où je me trouve.
Un brancard. Je ne frissonne plus, je suis pris de tremblements incontrôlables. Une peur panique m'envahit. Je n'aime pas du tout, mais alors pas du tout cet endroit.
Dans ma panique je me lève, trébuche, et tombe le nez dans la poussière. Poussant un cri, je me relève, titube comme un pantin, puis me réfugie sous le brancard.
Je n'ai pas conscience de mon ridicule, personne ne pouvant me voir, et l'ambiance étant telle... Sous mon toit de fortune, j'essaie de reprendre mes esprits, et de raisonner (et de me raisonner, surtout!).

Bon. Tu es dans cet endroit pas franchement avenant, certes. Mais regarde, tu es entier, sans aucune blessure, si tu fais abstraction du fait que il y a quelques temps, tu ne pouvais même pas bouger le petit doigt.
Regarde où tu es, analyse, tu en es capable! Après, tu penseras au reste, il faut que tu te sortes de là, que tu partes d'ici.

Après ces remontrances salvatrices, je sors de ma "cachette", et arpente en écarquillant les yeux, une grimace de dégoût figée sur mon visage, la pièce de long en large.
Puis je m'arrête, et me gratte longuement la tête. Il n'y a ni porte ni fenêtre.
Je comprends alors qu'on m'a enlevé. Que je suis prisonnier, et qu'on m'a abondamment drogué. J'ai mis beaucoup de temps à comprendre cela, car mes pensées étaient toujours un peu sous l'emprise de la drogue. Mais maintenant j'y vois clair. Cela me fait peur.
Et Arthur? Où est-il? Je crains qu'il ne soit lui aussi prisonnier de cette machination. Je ne sais pas pourquoi je pense ça, mais c'est une conviction.

Et je me mets à appeler, à plein poumons.

Arthur !!! Arthur !!!!
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Aklina
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Jeu 20 Déc - 21:08

Quel imbécile! la pièce est quasiment vide, l’écho ne s’arrête plus, si Arthur est dans le coin il m’entendra, mais ma tête, elle, va bientôt exploser… .
J’ai au moins identifié la provenance des filets bleus, de fins néons qui parcourent le mur comme une frise, on croirait des guirlandes de noël lumineuses, Noël…je ne suis même pas sûr de fêter le prochain, et je ne sais même pas quand c‘est. Je me sens mal, je ne vois d’ailleurs pas comment je pourrais me sentir différemment, je n’arrive plus à me souvenir ce que je faisais avant de rassembler tout mon courage pour appeler Arthur, quelle idée saugrenue…, enfin ce n’est certainement pas le plus important, je me remets donc à scruter la pièce en faisant abstraction de la forme blanche au centre des lieux, la simple vue de ce brancard me fout la nausée alors autant l’éviter ce n’est pas vraiment le moment.

Une pièce sans fenêtres ni portes, j’hallucine… mais ça n‘existe pas, même en sous sol il y a des ouvertures, ne serait ce qu‘une, celle par laquelle j‘ai été fourré ici. Mais j’ai beau chercher aucune trace de porte, pas la moindre lumière extérieure ne filtre et il ne semble pas non plus y avoir de fenêtres aux volets fermés…à moins que.. si je ne vois pas de porte ça ne veut pas dire qu’il n’y en a pas. Je distingue mal le fond de la pièce, mais si je suis dans un garage, la porte prendrait tout un pan de mur… . Je m’avance claudiquant vers ce coin obscur, le sol me parait froid, je ne me suis pas penché sur mon accoutrement mais maintenant que je marche un peu plus éveillé je me rend compte que je suis d’un ridicule risible, je m’imagine sous le brancard tout à l‘heure, heureusement que personne ne m‘observe, enfin j’espère… . A cette pensée je suis pris d’une petite crise de panique, il va falloir que je m’y habitue je crois. Je ne vois ni caméra, ni micro mais maintenant on fabrique de véritables petites merveilles de technologie, des trucs qui se faufileraient aisément dans une guirlande de noël par exemple. Ça y est je deviens parano, mais avouez qu’il y a de quoi.

A mes pieds j’ai des chaussettes en laine rayées, quelle délicate attention, pas les rayures, la laine, au moins je ne prendrais pas froid. Ce détail m’arrache presque un sourire, ce n’est donc pas le climat hivernal qui règne ici qui m’avait engourdi les membres. J’arrive presque au mur. Malgré la laine qui la recouvre, la plante de mon pied droit me fait souffrir. Hier encore je me plaignais de mon travail, je pestais contre mon patron, et là, je donnerais tout ce que j’ai pour y retourner sur le champ. Ceci dit, je ne possède, à l’heure actuelle, qu’une paire de grosses chaussettes rayées et un ensemble difforme dont l’épaisseur me fait dire que la température extérieur avoisine le glacial. Je pense finalement que je vais garder mon attirail… ça ne sert à rien de garder mon boulot si je meurs de froid.

Mes yeux se font de plus en plus à cette luminosité faiblarde et bleutée. Le sol, en plus de devoir être froid, et une dalle de béton grise, la moisissure que j’avais repérée tout à l’heure est bien là, partout. J’ai dans l’idée qu’il y a un certain temps que cette endroit n’a pas servi. Le mur du fond se rapproche et je ne distingue toujours pas de portes, j’ai beaucoup de mal à définir la matière dans laquelle il est construit il faudrait que je puisse toucher, me rapprocher plus, mais ma tête me quitte. Je vais m’asseoir un instant ça ira mieux après, de toute façon je crois bien que j’ai tout mon temps… .

Je me suis endormi, je crois. Un plateau et posé sur le brancard, quelqu’un est donc venu, j’ai loupé l’ouverture de la porte… . C’est mon repas, apparemment mes ravisseurs veulent me garder en bonne santé, après la prévention contre le froid, voilà un plat de pâtes, j’ai vraiment l’impression de rêver, j‘ai même droit à un dessert. Sinon ma tête va mieux, et je marche plus facilement. Je prends mon plateau, je refuse de manger sur un brancard, et m’assis dans le coin de la pièce que je considère le plus sec. Après m’être nourri j’irai jeter un coup d’œil sur ce mur. Les guirlandes bleues n’ont pas bougé. Mais ma vue s’est encore améliorée, ce mur n’est vraiment pas comme les autres.

Au moins j’ai trouvé la porte.

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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Lun 31 Déc - 0:13

Il remue lentemenet dans son sommeil.
Dans les lourds rets des sommeils artificiels, dans les noirs méandres de son amnesie, il se débat férocement, contre lui même, contre les drogues, contre le vide qui lui obstrue la mémoire.
Une lointaine mélopée résonne lentement sous son crâne.
Une voix.
SA voix.
qui ?
Son esprit lutte, lutte, sans cesse, ni trêve, ni repos.
où ?
IL était là
qui ?

L'homme sort du rêve dans un sursaut.
Il tremble.
Loup blessé haletant sous la lune, il tend l'oreille en quête de réponse.

ARTHUR
ARTHUR


Arthur ?
Le nom semble résonner à l'infini dans son esprit, comme prisonnier d'un jeu de mirroir.
Arthur ?
Un lointain souvenir semble faire lumière.
Une chaude joruéne à l'ombr d'un arbre. Un nom murmuré amoureusement.
Un autre vient, contrepoid ombragé. Un jour d'orage violent, à tourner comme des bêtes en cage.
Un jourd e départ.
Un poird qui s'enlève du coeur.
Un vioile qui continue à lu imasquer l'amère vérité.
Fraîchement creusé, un nouveau trou dans son coeur, comme o ncresue un tombeau.
L'échos lointain du cri éveille en lui des sentiments tumultueux.
De la peur, de la joie, de la tristesse, de l'inconpréhension, il doute, il souffre, mais curieusement, ce son libère en lui une étange tendresse.
Sa voix...
C'était celle de la liberté.
L'éclat vibrant d'une chaleur tremblotante cotnre son sein...
L'homme tremble, souffre, il hésite. La douleur lancinante qui transparaît dans le cris balaye ses doute. Sa volonté, antique cloche de bronze, clame de nouveau l'ardeur du besoin...
Faible encore, mais quelque peu rétablis, il roule hors de son brancart, et rampe vers sa porte...

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Je reprends petit à petit conscience de la réalité.
La bouche pateuse, une béatitude transcendante.
Un éclair de lucidité.
ENCORE !
Des drogues. nourriture, bosison, meêm le dessert.
Tout y est passé.
La partie de moi plsu ou moins éveillée bout de rage.
Curieusement, 'laurtre semble encore méditer.
Quel étrange rêve.
Une vague de nausée brusque me submerge !
ARTHUR !
Mon dieu !
Quel horrible rêve !
La vision misérable de sa faiblesse, le voir rampant, tendant la main comme pour m'atteindre !
Je dois sortir.
Vite.
Pense.
Je laissais à mon coeur le soin de bannir la vision de se "mauvais rêve", et bâtir l'espoir que s'en soit vraiment un...
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Amnesy
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Jeu 3 Jan - 20:42

Je décidais que je n'allais plus toucher aux plateaux repas qui me seraient servi. Il ne fallait plus que je dorme. Je le réalisais seulement maintenant, mais peut-être que mon temps était compté. Et il fallait que j'agisse vite.

J'avais trouvé la porte déjà, c'était une bonne chose. Sur quoi elle donnait et comment l'ouvrir, s'en étaient deux autres. Mais j'allais trouver. J'étais un garçon plein de ressources, quand je voulais.

Je m'approche donc de la porte. Elle prend tout le pan de mur, voilà pourquoi je ne l'avais pas vue auparavant. Mes doigts courent sur la surface murale. Sous eux, je sens des aspérités, je sens le ciment qui a été coulé pour masquer l'aspect premier de cette porte. Mais pourtant, je sens encore les ondulations, derrière.
Cette porte est une porte de garage. Je lève aussitôt la tête vers le plafond, pour essayer de voir s'il y a un mécanisme de coulissement, qui permettrait à la porte de s'ouvrir par le bas, en se basculant contre le plafond. Mais non, celui-ci est lisse, on ne peut plus lisse.
Je laisse donc tomber cette configuration de porte. Je m'avance vers une extrémité. A gauche, en premier. Là, je tate encore, je ne peux compter que sur mon sens tactile, il fait bien trop noir pour essayer de distinguer quoique ce soit de petit et précis. Toujours rien.
Je fonce à l'autre extrémité, le coeur qui bat la chamade, avec la peur au ventre de ne rien sentir, et que cette porte ne s'ouvre que de l'extérieur. Car si c'est une porte de garage, c'est que c'est le dehors derrière, non?

A cette idée, mon coeur s'emballe encore plus. Je respirerai presque la liberté. Mes doigts tatent, mais ne sentent rien. Un cri de désespoir sort aussitôt de ma poitrine, je n'ai pas pu le contenir.
Je m'assois en tailleur, dubitatif. Il va falloir que j'attende mes bourreaux? Bien sagement, là? Ce n'était pas possible...

Mes jambes se remirent debout toutes seules. Elles, elles voulaient lutter, courir, pour sortir d'ici. Je les écoutais et me remettais à m'abîmer les doigts sur le ciment. Soudain j'eus une illumination. Un éclair de génie. Je me précipitais vers le plateau laissé là, et saisissais la petite cuiller. Elle allait être ma plus fidèle alliée dans cette délicate opération. Et je me mis à gratter.

Après des instants extrêmements longs d'efforts incroyable, je découvrais enfin un creux dans la porte. Je le dégageais totalement, c'était un emplacement pour glisser ses doigts, chose que je fis. Puis, bandant tous mes muscles, je me penchais sur la gauche pour essayer de faire coulisser cette énorme porte de garage. Car si elle ne s'ouvrait pas par le haut, elle s'ouvrait par les côtés...
Devenant tout rouge, je répétais sans cesse mon mouvement, ne ménageais aucun effort, il fallait qu'elle s'ouvre!
Soudain, je sentis que ça y était, qu'elle se laissait faire, un peu, et en un grincement atroce, elle bougea.
Je m'arrêtais, repris mon souffle, et alla voir mon travail.

C'était maigre. Très maigre. Trop. Il fallait que je continue. Je soufflais donc, pestais, crachais, pour ouvrir d'encore quelques centimètres. J'avais totalement perdu la notion du temps. Je ne savais pas depuis combien de temps je faisais ça, et ma plus grande peur était que mes ravisseurs ne reviennent avant que je me sois fait la malle.
Je recommançais donc. Tel un forcené. La peur décuplait un peu mes forces, et j'en étais content. Mais quelque chose me chafouinait. Il n'y avait pas un seul rayon lumineux qui sortait de cette minuscule ouverture. Pourtant, si c'était l'air libre, de l'autre côté, cela aurait dû. Je n'avais pas senti non plus de souffle frais, et cela minait un peu mon moral. La tâche allait être plus dure qu'espérée.

Pendant tout ce travail, je ne pensais plus à mon rêve, ni même à Arthur d'ailleurs. Il était sorti de mon esprit. Non là, je pensais juste à sauver ma peau. Il le fallait. Si je mourai, je ne serais vraiment pas utile à Arthur, si jamais il était là...

Enfin, l'ouverture fut assez grande pour que je m'y faufile. Il faisait très sombre dans ce... soupirail, couloir? Je ne le savais. Je regardais une dernière fois ma cellule et partis.

Je marchais prudemment, priant pour qu'il ne se trouve rien sous mes pieds. Ma main droite s'appuyait au mur pendant ma progression, pour que je ne me perde pas. Soudain je vis un néon s'allumer, puis beaucoup d'autres. Ils m'éblouièrent. Je lâchais le mur et portais mes deux mains à mes yeux.
J'avais peur... Pourquoi ces lumières s'étaient-elles allumées d'un coup? J'espérais que ce soit par détection de présence. J'ouvris peu à peu les mains et recouvris la vue. Le ciment sombre des murs était bien éclairé à présent, et par terre, c'était de la terre battue.
C'était un bien étrange endroit dans lequel je me trouvais. Je repensais soudain à Arthur. Il fallait que je vérifie qu'il ne se trouve pas là quand même. Car pourquoi m'y avait-on emmené, juste quand je m'intéressais à lui et voulais le revoir? J'étais sûr qu'il y avait un lien.

Il y avait un virage devant moi. Le couloir formait un angle droit, et continuait ensuite. Sans me soucier de rien, je bifurquais.
Je contins comme je pus un hurlement. Il y avait un homme devant moi. En uniforme. Avec un képi. Mais ce n'était pas un uniforme qui m'était familier. L'homme était mort, vraissemblablement, du sang inondait sa chemise beige. Il était assis contre le mur, la tête penchée sur son torse.

Je me demandais, à part quoi faire de lui, si c'était l'un de mes ravisseurs, ou un type comme moi, qui avait été enlevé....
S'ils commençaient à se dégommer entre eux... On n'était pas sorti.
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Lun 21 Jan - 21:17

L'homme regarda l'arme en hésitant, quelque part dans son esprit quelque chose lui disait qu'il n'y avait plus que ça à faire. C'était aussi ce qu'affirmait son compagnon...


Vous savez ce que c'est l'hystérie ?
C'est arracher les vêtements d'un mort pour les enfiler même si vous savez parfaitement que le sang a coagulé dessus rendant le tissu presque solide. C'est fouisser dans chaque poche du linceul dans l'espoir incertain de trouver... quelque chose.
A vos pieds, il y a le corps qui vous regarde froidement. Il ne dit rien et, dans son mutisme, il consent à vous emmener toujours plus loin.
Je deviens fou, vous savez ?
Il y à le sang sous mes ongles, ce sang qui s'effrite, au goût métallique.
JE VOUS DETESTE !!!
Et puis l'odeur je vous ai parlé de l'odeur ?

... de cigarette. Elle empuantissait tout, pourtant l'autre n'en avait fumé qu'une ou, peut-être deux. Alan n'avait pas vraiment compté.
Il n'avait pas la tête à ça.


Elle prend tout, même votre âme.
Avez-vous déjà disséquer un ra t? Multipliez l'odeur par dix...
Les murs couleur écarlate vous sourit, le cadavre aussi et c'est à ce moment que vous franchissez enfin l'enceinte de l'asile. Mais dans le mauvais sens.
Alors vous tirez. Trois fois. Avec un revolver que vous savez vide puisque la seule balle qui s'y trouvait est désormais logé dans le crâne de votre compagnon. Et le pire ce ne sont pas ses yeux emplis de malice. Nan. Le pire, c'est cette plaque de métal noir, plantée dans son torse sur laquelle la chaire à commencer à ramper. Alors, vous continuez à tirer. Vous pleurez.
Je sais ce qu'est l'hystérie...

Le revolver cliqueta dans les ténèbres et quelque part, face à lui, un point rouge apparut. Combien de cigarette déjà ?


Je respire lentement et le mur est beaucoup trop froid sur mon dos.
Le cadavre ne sourit plus, les murs non plus.
Je ferme les yeux et, un court instant, la pièce disparaît. Arthur... Arthur égtait beaucoup plus fort que ça. Beaucoup plus fort que moi.
A cet instant précis, bien que je ne le sache pas encore, je suis assis à l'endroit même ou quelques heures auparvant se trouvait un homme. Un homme avec qui, notre cher soldat a joué à la roulette russe. Je le déduis d'un coup. A cause de la solitaire de plomb dans le revolver, à cause de la sensation sous mes fesses. Quelqu'un était assis là.
Mais pourquoi jouer sa vie ?

- Tu veux que je commence? lance enfin l'autre de sa voix rocailleuse.
Alan hésite, le revolver lui apparaît dans toute sa splendeur sous la lumière du néon. Un Colt Single Action Army. Une arme de collection.


Etrangement, si on analyse les faits avec un certain recul, la solution la plus tordue paraît la plus plausible. Je veux dire, qu'est-ce qui pousserait deux mecs enfermés en ce lieu à jouer leur vie? Et bien j'vais vous le dire. Ce qu'il y a derrière la porte. Quelque chose qu'il ne voulait pas affronter.
C'est vrai qu'elle est impressionnante, cette porte. Tout de metal noir vêtue. On dirait une porte de sous-marin et, dans le pâle du mur, elle semble faire tâche. Alors je me relève et regarde par-delà son hublot.
Elle est derrière moi, je vous l'ai dit ?

- Bon, bah, si tu veux pas, lança le soldat.
Avec sa main gauche, il plaqua l'arme contre sa tempe puis il serra les dents.


Je ne sais pas encore ce qu'elle est, mais son souffle ricoche sur les murs tandis qu'elle m'épie.
Pourquoi elle, putain?
J'entends sa langue qui passe sur ses dents acérées et vous savez quoi ? Je ne bouge pas, mais alors pas du tout. J'attends patiemment parce que si mon esprit ne me dit qu'une chose. C'est bien qu'une personne qui, en une telle situation, ne vous signale pas sa présence c'est qu'elle ne nourrit pas de louables intentions à votre égard.
Le pire c'est que je pense que vous êtes d'accord.
En une fraction de seconde, je tourne le volant de la porte et la passe. Sans me retourner. Puis je le referme avant de me jeter en arrière, brandissant fièrement mon arme.
Il y à d'abord cet impact violent contre la porte et tandis que je me redresse, je la vois.
Enfin.
Par-delà, le mur du hublot, il y à cette créature qui me fixe sous son épais manteau de cheveux. Je le sais. Je le sens. Je sais aussi que c'est une femme.
Elle reste là pendant encore quelques secondes, me contemplant tel un animal curieux. Puis elle se tourne et, comme si c'était un film, je la vois se saisir du corps nu et l'entraîné répandant une traînée de sang derrière elle.
Je me fais alors une promesse.
Je ne repasserai jamais cette porte.

Il serre tellement sa mâchoire que ses jointures pourraient en exploser. Le goût du sang commence à emplir sa bouche. Alors il ferme les yeux et appuies sur la détente.
Etrangement, sa dernière pensée fût : "Heureusement que j'ai amené ce flingue."


Le couloir qui me fait face ressemble à ceux des sous-marins dans les films. Vous savez, ces couloirs ovales, la seule différence c'est qu'au bout je distingue cette lueur éclatante.
Alors j'avance, délaissant les monstruosités passées, à l'encontre de ce nouveau monde que le soldat et son comparse n'osait affronter.
La blancheur de la salle m'aveugle tout d'abord. Puis je distingue les distingue, toutes ces petites dalles, au sol, au plafond, sur les murs. Partout...
Qu'y a-t-il de si effrayant là-dedans ?

Les premières gouttes de sang lui atterrirent dans les yeux avec une rapidité fulgurante et le monde d'Alan devint rouge. Au milieu des bouts de chairs et d'os, il navigue à la recherche de la porte.
D'une certain manière, il aurait préféré être à la place du soldat.
Après tout, il ne voulait pas affronter le monde de derrière la porte...


Je fais quelques pas et j'entends ce déclic. L'une des dalles du plafond commence alors à descendre lentement à mon encontre.
C'est un écran.
Il s'allume.
Le scientifique qui apparaît alors à l'écran est un homme d'à peu près quarante ans, au sourire sympathique. Lui aussi, je lui ferais presque confiance.
- Bonjour. Ici, à l'Initiative Thomas Moore, nous comprenons votre désarroi et l'inconfort de votre position. néanmoins avant tout autre forme de procès nous vous prions de bien vouloir regagner votre... habitat. Cela bien sûr pour votre bien-être et celui des autres participants...
Le plus étonnant, c'est la menace qu'il sous-entend, malgré sa blouse éclatante, son beau sourire et ses dents trop blanches...
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Mer 30 Jan - 18:37

Un instant je me demande si je peux lui répondre, mais je reviens sur l'idée, il vaudrait mieux éviter d'entrer en contact avec ces gens. Partir, juste partir, je ne veux rien avoir à faire avec ces gens, ni avec leurs participants. Je ne sais pas si c’est un jeu, un film ou une blague et d’ailleurs je m’en fous. Thomas Moore m’évoque trop de choses, et ce genre de projet avec des écrans n’a vraiment rien de novateur, tout par en vrille, j’ai juste besoin de me calmer, j’ai juste besoin d’une putain de cigarette.

Je ferme les yeux un instant, je fais un peu de silence dans ma tête. Mon esprit est comme mon bureau, c’est tellement mal rangé qu’on ne peut rien y faire de propre. Le problème c’est que de ces instants de réflexion ne ressort qu’une chose, j’ai envie d’une cigarette. L’envie est moins brutale, plus pondérée, mais toujours aussi présente.
Ces cadavres, ces armes, ces écrans comme dans les films, tout ça me perturbe vraiment, j’ai envie d’une douche, pourquoi pas d’un massage, ou même de baiser, mais tout ça est secondaire, c’est une cigarette qui revient sans cesse, la volupté de la fumée bleutée, et puis le parfum du tabac qui brûle, pour couvrir cette odeur de chair calcinée. Il me faut une cigarette.

Inexorablement, de la fumée qui hante mon esprit sortent les souvenirs des derniers jours, je me perds dans ses visages déjà si lointain, j’ai besoin d’aspirer cette fumée, de ne plus la sentir se glisser entre mes idées. Je respire doucement, j’essaye de me calmer, j’essaye de calmer le tremblement de mes doigts ; je serre le poing, jusqu’à sentir mes ongles s’enfoncer dans ma peau. La douleur me rattrape, la cigarette s’écarte un instant, elle disparait dans un nuage de fumée. Son odeur reste accrochée à ma peau, un instant et s’envole. Je crois que je suis calmé, pour l’instant, je lève les yeux.

L’écran est toujours face à moi, éteint. Le cadavre a retrouvé le sourire, il danse dans les volutes de fumée. Il est nu et fume une cigarette. Peut être que je deviens dingue. A être enfermé dans un asile on devient dingue, c’est assez systématique. C’est sans doute pour ça qu’il n’y a que des fous à l’asile. En prison on peut rester innocent, c’est dur, mais c’est possible, pas dans un asile. Peut être que je suis fou. Déjà ? Peut être, la voix en moi n’est plus d’accord avec moi, elle me dit d’avoir peur, de courir vers la lumière blanche, de céder à la panique, à la folie qui hante ces lieux.

Il est difficile de passer outre, mais ce n’est pas impossible, je dois me calmer pour avancer, et pour me calmer il me faut cette putain de cigarettes. J’ai un tremblement nerveux au coin de la joue, et voilà, cette cigarette joue avec mes nerfs. Il suffit que j'oublie ce cadavre. Que j'oublie ces vêtements sales et enfumés. Si agréablement enfumés. Tout ceci me perturbe, les couloirs, les écrans, les cadavres et cette odeur de cigarette. Au loin, au bout du tunnel, il n’y a plus de lumière, peut être est-ce le-monsieur-de-la-caméra-avec-le-sourire qui a fermé quelques écoutilles. Je dois m’occuper de ça. Mais voilà, il y a cette cigarette, cette putain de cigarette qui se fume dans ma tête !
Je prends mon courage à deux mains, je sens dans une poche un petit objet, une petite boite, dans une poche. Mais la poche est poisseuse de sang, presque collée. J'y glisse le bout de mes doigts...
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Lun 11 Fév - 1:53

J’avais pourtant fouillé le cadavre avant que…avant qu’il ne s’en aille. La poche était sans doute trop collée par tout ce sang, tout ce sang qui me monte à la tête, quelle idée j’ai eu, jamais personne ne me prendra pour autre chose qu’un pauvre prisonnier qui essaie désespérément de s’échapper. Je sors la petite boite et j’enlève cet accoutrement désagréable au possible.
C’est dur, c’est froid… et m***e c’est une boite de cartouches. Où sont les cigarettes!! Ça puait la clope dans ce couloir, cette chose les aurait prises avant d’emporter le mort? Et laisser son arme, mais pourquoi? De toute façon trop de questions sans réponse… c’est pas la peine dans ma situation de continuer, personne ne me donnera de réponse, enfin je crois, en fait j’espère… . Les cartouches sont pourries, inutilisables, tant pis.
Je retourne vers la porte au hublot, le sang laissé par le corps s’est mêlé à la terre battue du sol, je me croirais presque sur un cour de tennis, je me demande si je n’aurais pas préféré rester dans mon garage, sans savoir que derrière cette porte existait Thomas Moore, son Initiative et les femmes aux dents acérées. J’examine l’endroit où le corps était posté, il n’était pas seul, mais l’autre n’est pas mort là, je crois. Je ne sais pas. Je pose mon front contre la vitre, je sursaute et étouffe un cri de stupeur, j’en profite pour me cogner le crâne sur le rebord supérieur du hublot, je me retourne, Thomas Moore ou je ne sais trop qui me regarde à nouveau, tout sourire,
Bonjour. Ici, à l'Initiative Thomas Moore, nous comprenons votre désarroi et l'inconfort de votre position. Néanmoins avant tout autre forme de procès nous vous prions de bien vouloir regagner votre... habitat. Cela bien sûr pour votre bien-être et celui des autres participants...
Je dois avoir l’air d’un fou, mes yeux sortiraient de leurs orbites s’ils le pouvaient, c’est exactement ce que ce vieux fou m’a dit il y a cinq minutes, l’écran se brouille, il remonte et redescend, c’est quoi ce bordel!! Voilà que je deviens grossier…tout seul et dans ma tête. Mais l’écran continue son étrange danse, et « Mr Moore » n’arrête pas de sourire, il me donne envie de vomir, je m’éloigne du couloir, du hublot, de Tom et en fin de compte de cette femme et de ses dents acérées. Un air frais semble circuler vers le fond de la pièce …tout autre forme de procès nous vous prions de bien vouloir … J’ai l’impression qu’il me gangrène le cerveau, ce doit être l’isolement, je ne supporte plus rien, ça va même pas faire dix minutes que je le connais et Tom me barbe déjà à me faire mal à la tête, …Bonjour. Ici, à l'Initiative Thomas Moore, nous … ou j’avais déjà mal avant de le rencontrer… je ne sais pas et franchement c’est le cadet de mes soucis, mais même le cadet, reste un soucis… . Et ce souffle d’air il est où? Je m’approche d’un mur, froid métal, et j’entends très vite des murmures. Une canalisation semble détériorée, c’est de là que vient le souffle et les voix, alors je me colle à elle et j’entends…et celui des autres participants.… Non pas ça justement, des gens, des vrais…et j’écoute :
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant?
- On reste là, je ne sais pas ce qui se passe là-haut mais je ne pense pas qu’il soit judicieux d’aller y jeter un oeil…
- Et Alan? Et Clint?
- Morts je te dis.
- Non…comment on pourrait le savoir?
- Les cris, y a une demi heure..
- Les singes Nina!! Tu m’as dit que c’était les singes!!
- Oui ben j’t’ai menti…t’étais terrorisé au moindre de mes mouvements j’allais pas en rajouter…Et puis les singes on les connait ça fait des mois qu’on vit au milieu de leur salon…
- On peut s’enfuir, et puis..
- Et puis quoi? Une partie de notre équipe ne répond plus, les autres sont morts, je ne sais pas ce qui a dégénéré là-bas, mais je crois qu’ici personne ne peut nous repérer il se peut même qu’aucun autre membre de la mission ne connaisse cette endroit. Alors si tu veux en sortir vas y seul, moi je reste avec lui.
- Arthur? Tu préfère rester avec un prisonnier?
- Franchement oui, c’est lui qui nous a amené là, il semble connaître les lieux, même si sa « cellule » ne lui paraissait pas familière. Je ne bougerais pas d’ici tant qu’il ne sera pas réveillé et qu’il ne m’aura pas dit ce qui se passe dans l’aile des prisonniers.
Silence. Je suis abasourdi, Alan, Clint? Les deux gardes assis devant ma salle, il y a une demi heure… c’était eux, j’en suis sûr. Arthur est là, enfin au bout de cette canalisation, cette femme qui parlait n’a pas l’air trop butée ni idiote, pas comme son comparse, je pourrais peut-être les rejoindre si je trouve comment... .
Les singes, mais où sommes nous il n’y jamais eu de forêt peuplées de singes aux alentours de Paris… dégénéré? Cette femme aux cheveux long fait-elle parti de la « dégénérescence »? Je me sens soudain observé, le hublot? Vide, vu d’ici, bien sur.

_________________
Dans la forêt de cendre, au détour d'un arbre, sous une feuille de rosée, un défilé de champignons...

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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Ven 22 Fév - 14:40

Des voix. Humaines. Terrorisée.
Quelle joie !
Elle s'empare de moi dans un souffle d'air.

-Bonjour...
-Mais tu vas la fermer ! Hurlais-je au tube catodique.
-...Sans autre forme de procés de...
Un hurlement. Dans un geste hystérique, je saisissais le premier objet qui me passait sous la main, et le projettais violement sur le poste.
La boîte de munition. Raté.
L'air froid de la canalisation déféctueuse chariait une odeur de tabac.
Bordel. Ce que je pouvais avoir envie de nicotine...

-Bonjour...

Non ! Pas encore ! la tête me tournais. Violement avec ça. Le monde tangais sous mes pieds. Où est ce que j'avais mis mes clopes déjà ?
En avais je jamais eu ?
j'avais envie de vomir. Tout devenait flou. Devant moi, l'inscete noir et lumineux , c'était l'écran ?
j'halletais à présent. Ma tête commençait vraiment à me faire mal !
Je voulais hurler. Je voulais frapper quelque chose. Et tuer.
Moi qui avais toujours été pacifiste.
Haha.
-Putain...
Arthur...
Je m'effondrais.

---------------------------------------------------
Un fremissement dnas l'air.
Lentement, l'homme ouvre les yeux...
Une femme. Il yavait une femme qui le regardait.
Tout était encore un peu flou.
Il cligna des yeux.
Sa langue passa sur ses lèvres pâles, il tremblait un peu.
Le désespoir le titillait comme une aiguille, dans un coin de son crâne.
IL ne devait pas être loin.
Un frisson lui remonta le long de la colone vertébrale, et chaque vertèbre vibra en choeur.
Il tourna lentement ses yeux dans une direction.

-Arthur ?
Une voix douce
-Comment te sens tu à présent ?

Arthur...
Ce nom provoquait des chocs sourds en lui...
-Par là...
Indiqua t'il vaguement.
Il en était sur à présent, et ce sentiment pulsait sourdement en lui.
Un appel. Un appel au secour...
---------------------------------------------------------
-Bonjour
-HAAAAA

D'un air fou, j'armais le chien de revolever, et je tirrais. Deux coup.
Deux déclic dans le vide.
Je le savais.
J'étais sencé le savoir.
Une chape de lassitude s'abattit sur mes épaules.
Un éclair de folie derrière mes pupille.
-HAAAAAAAAAAAAAAAA
Deuxième cris en moins de cinq minutes.
Je levais le bras, et projettais de toute mes forces l'arme sur le tube catodique.
La force de la folie je suppose.
Il n'y avait plus que des morceaux de verre au sol, et l'écran pendait lamentablement.
J'inspirais un grand coup. Comment vais je su comment fonctionnait une arme ?
Elles m'avaient toujorus révulsée.
De dégout, je la jettais au loin.
Un doute. Marchant lentement, Je me dirigeais de nouevau vers elle.
Aprés tout, c'était ma seule compagne. Pour le moment.
Je me tournais enfin vers l'autre porte, et avançais résolument.
Un petit chuintement accompagnait mes pas.
Une caméra, collée au plafond, surveillait mes mouvements.
je choisis de l'ignorer.
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Amnesy
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MessageSujet: Re: Deuxième cadavre exquis - Oubli? (Terminé)   Jeu 13 Mar - 15:19

Je passe la porte devant moi. Je suis encore sous le choc de ma petite « crise » de toute à l’heure. Je ne sais pas trop comment appeler cela. Mais ce n’est pas important. L’important est que je comprenne pourquoi je suis ici. Arthur aussi, il faut que je le trouve.
Soudain j’entends des bruits de pas. Lourds, secs. Qui viennent vers moi, j’en suis quasiment sûr. Tremblant, je m’arrête, et suis prêt à faire demi tour. Je n’entends pas de voix, juste ces pas militaires. Lorsque je vois des ombres se profiler sur les murs, exsangues et longilignes, je sais qu’il est trop tard mais je détale comme un lapin, en sens inverse. Les pas s’accélèrent, je les entends derrière moi. J’ai peur, très peur de ces personnes, cela doit être des gardiens, comme celui qui a été emporté par la créature…
J’entends des grognements derrière moi. De plus en plus fort. Je cours, éperdu, je ne sais où, je ne reconnais plus rien, ma vision se brouille. Mon cœur bat dans mes tempes, mais plus dans mon torse? Je ne sais plus. Je tombe.

J’ouvre péniblement les yeux. Des uniformes se pressent autour de moi. Tout est blanc à nouveau. Serai-je revenu dans l’hôpital du début? Je me sens bizarre. Je tourne avec douleur ma tête sur le côté, et, accommodant ma vision, vois Arthur, cloué comme moi à un lit d’hôpital, attaché par des sangles. Je sens les miennes sur mes bras, mes jambes, mon torse. J’ai encore la liberté de ma tête, alors que lui non.
Mon cœur bat très vite. J’entends des bruits étranges, des de succions, d’autres des gémissements. Où suis-je? Je commence à paniquer, mais je ne peux toujours pas bouger, c’est d’un frustrant! Je tourne la tête de tous les côtés, en profitant un maximum, au cas où ils me l’attachent, comme pour Arthur. Je vois des singes en cage, des personnes en cage ! Les personnes en uniforme s’en vont. Pour un temps, je suppose.
- Arthur, tu m’entends? dis-je enfin.
- Oui. Tu es… William? C’est toi?
- Oui c’est moi Arthur! J’aurai aimé te retrouver dans d’autres circonstances.
- Moi aussi.
- Tu as une voix bien terne… Ça fait longtemps que tu es ici? Ils t’ont fait du mal?
- William… Qu’est-ce que j’aurai aimé ne pas te retrouver là! Je pensais à toi très souvent tu sais. Malheureusement, aujourd’hui, tu es là avec moi…
- Qu’est-ce qu’il se passe?
- Ils nous ont kidnappé pour… Faire des expériences sur nous. En plus des singes, cela ne leur suffisait plus!
- Déjà à la base…
- Ils m’ont déjà injecté des tonnes de choses. Ils expérimentent diverses choses. Tu as peut-être rencontré une étrange créature aux allures de femme.
- Oui.
- S’en était une à la base. Puis… Elle a muté à une vitesse phénoménale, en cette chose…
- Mon dieu…
- Nous sommes condamnés, William… La seule chose que je souhaite pour moi, à présent, c’est mourir. Je veux mourir tout de suite, et ne pas voir les conséquences de leurs expérimentations pour moi. Je sais que le poison est en moi. Que je change, moi aussi. Et je ne veux pas. C’est trop… Horrible.
- Arthur…
- J’espère pour toi que… La mort viendra rapidement…
Arthur fut pris de convulsions. D’atroces gargouillis sortirent de sa bouche, puis plus rien. Il avait dû s’évanouir.
Pétrifié, je restais figé un moment. M’avaient-ils déjà injecté quelque chose? Je ne pouvais pas le savoir, si je dormais au moment même où ils l’ont fait. L’angoisse me collait au ventre, à la gorge, et la peur me faisait une seconde peau. Je commençais à me dire que si le reste de mes jours était ce fabuleux programme, avec tous ces sentiments, Arthur disait juste. Et je désirai ardemment la même chose.
Car je sentais bien que je ne pouvais pas en réchapper.
C’est dans les films, ça.
Moi, je suis juste quelqu’un qui perd ses clés.
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